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Equalis soutient Richard Castillo, triple champion du monde d’arts martiaux

Equalis soutient Richard Castillo, triple champion du monde d’arts martiaux

Richard Castillo est directeur d’établissement et services intégration Equalis dans le Loiret. Féru d’arts martiaux, il est triple champion du monde de K1, de boxe thaïlandaise et de Kung fu. Les 25 et 26 septembre prochain, il défendra ses titres au championnat d’Europe en Hongrie. Il est soutenu par Equalis. Interview.

Pouvez-vous nous raconter votre parcours sportif ?

Richard Castillo : Je pratique les arts martiaux depuis mes quatre ans. C’est une transmission familiale héritée de mes grands-parents, puis de mes parents. J’étais le plus jeune d’une fratrie de neuf enfants, et nous pratiquions tous ces sports. Vivant alors au Chili, je faisais partie de l’équipe nationale de taekwondo. J’ai été sélectionné en 1988, à 18 ans pour représenter le Chili au Jeux Olympiques de Séoul. Je suis parti dans la foulée vivre en France où j’ai intégré l’équipe de France de Kung fu et de taekwondo pendant neuf ans. Parallèlement, j’enseigne les arts martiaux et créé le réseau AKSAD (académie de Kung fu Shaolin et autres disciplines), un réseau national et international d’écoles sportives à Rouen, Grenoble, Limoges ou encore Lyon. Vers l’âge de 35 ans, j’arrête alors la compétition.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à reprendre à 48 ans ?

Mon fils ! Qui me dit que je suis « trop vieux pour la compétition » ! Alors j’ai décidé de parier que je pourrai me relancer dans la compèt. Je me dis aussi que ce n’est pas parce qu’on approche les 50 ans qu’il faut tout abandonner. Au contraire, je pense qu’il faut donner un autre sens à la deuxième partie de sa vie. Et puis, avec l’âge, certes on a plus l’agilité des 20 ans mais on a de meilleures sensations, on a l’expérience, le coup d’œil.

En 2018, puis en 2019, je deviens champion du monde K1, de boxe thaïlandaise et de Kung fu (partie technique).

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous alors que le championnat d‘Europe approche ?

Très confiant ! Je m’entraîne deux heures le matin avant de partir travailler, puis deux heures le soir. Je suis aussi un régime alimentaire drastique. C’est une préparation sur la durée, car après le championnat d’Europe fin septembre, il y aura le championnat du monde en mars 2021 à Rome.

 

Educateur de formation spécialisé et éducateur sportif, vous êtes aujourd’hui directeur d’établissements dans le Loiret pour Equalis, auprès de personnes migrantes ou en difficulté. Comment cette passion influe-t-elle sur votre manière d’appréhender votre travail et les personnes que vous accompagnez ?

Auprès des salariés, je pratique ce que j’appelle le « coaching managérial », basé sur l’exemplarité du comportement et l’esprit d’équipe.

J’essaie par ailleurs d’enseigner aux personnes accompagnées, souvent assez jeunes, des valeurs importantes dans les sports que je pratique, mais également pour la vie en société : le respect de l’autre et de la hiérarchie, mais aussi la persévérance, la combattivité. Ce sont des valeurs qui peuvent s’avérer décisives pour des personnes qui souffrent souvent d’une forte perte de confiance et d’estime de soi. J’essaie de leur prouver grâce à mon parcours – car j’étais un immigré comme eux – que lorsque l’on a un objectif, on peut l’atteindre, à condition de foncer. C’est ce que j’appelle « ma folie » !